Communiqué du forum 2009

Sunday 8 August 2010

Forum Ouest Africain de la Gouvernance de l’Internet - WAIGF, 14-16 Octobre 2009, Accra, Ghana

Communiqué final

«La promotion du modèle multi-acteurs pour le développement de l’Internet en Afrique»

Nous, participants du Forum Ouest Africain de la Gouvernance de l’Internet organisé par l’AfriNIC et le Gouvernement du Ghana à l’Hôtel La Palm à Accra au Ghana du 14 au 16 Octobre 2009,

Considérant qu’une bonne gouvernance de l’Internet est nécessaire pour un développement durable des TIC en général et pour un impact socio-économique plus large:

Considérant que le Forum Mondial de l’Internet a permis d’explorer et d’expérimenter une nouvelle approche en abordant les questions globales liées au développement de l’Internet tels que l’accessibilité, la sécurité, les ressources Internet critiques et le libre accès.

Considérant que le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique (USG)
a mis fin à son contrôle unilatéral sur la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN) et de prendre note de la nouvelle déclaration du document sur la convention établie par les deux parties pour permettre à l’ICANN d’être indépendant et au Comité Consultatif Gouvernemental (GAC) d’y avoir un rôle important.

Convenons:

  1. De poursuivre ce que les participants du forum ont adopté comme programme N.K.R.U.M.A.H. (N = Networks : Réseaux (IXP, etc.); K = Knowlegde : Connaissances (Renforcement des capacités, Partage, etc.); R = Regional priorities : Priorités régionales; U = Ubuntu (communauté) et Umoja (Unité) ; M = Multi-shakeholder and good management : bonne gestion multisectorielle; A = Assembly and Ambassadors : Assemblée et ambassadeurs, et H = High level engagement on processes and policies : engagement critique sur les processus et les politiques).
  2. Que les pays ouest-africains devraient s’efforcer de créer un environnement qui favorise un modèle multi-acteur et traitant des problèmes majeurs liés au développement sous-régional de l’Internet.
  3. Que les pays ouest-africains devraient organiser des forums régionaux de la gouvernance de l’Internet pour donner accès à une plus grande participation des principaux acteurs à un plan de développement des TIC dans leurs pays respectifs.
  4. Qu’une facilité d’accès (à l’Internet) devrait continuer à être la priorité des pays et des lois régulatrices en vue d’améliorer l’utilisation de l’Internet comme outil et catalyseur du développement socio-économique.
  5. Que cette facilité d’accès (à l’Internet) commence par l’optimisation du débit du réseau, l’interconnexion au niveau local par l’établissement de points d’échange (IXP) et la production de contenus locaux.
  6. Que l’accès et la sécurité sont des préoccupations majeures pour la région et doivent être examinées en profondeur lors d’un forum comme le Forum sur la Gouvernance de l’Internet (FGI) où différents acteurs pourraient partager leurs expériences et où les pays Africains peuvent tirer des enseignements et les adapter à leur environnement local.
  7. Que le Forum Mondial sur la Gouvernance de l’Internet a été une initiative couronnée de succès car elle a contribué à créer un environnement ouvert où de grandes questions ont été débattues et où l’approche multi-acteurs et participatif a connu du succès jusqu’ici. Par conséquent soutenons le renouvellement du mandat du FGI après les cinq premières années.
  8. De mettre en place un Comité Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet sur le modèle multi-acteur pour mener à bien les initiatives du WAIG (tel que défini dans la fiche de projet du WAIGF).

Appelons les acteurs ouest-Africains:

  1. A participer activement au Forum sur la Gouvernance de l’Internet qui se tiendra à Sharm El Sheikh ;
  2. A accroître leur participation à l’ICANN, en particulier les gouvernements de la GAC (Governmental Advisory Committee) afin qu’ils puissent prendre pleinement part aux nouveaux mécanismes de suivi et d’évaluation;
  3. A éveiller la conscience populaire sur les questions de la Gouvernance de l’Internet en général et en particulier sur les priorités ouest-Africaines, ainsi qu’à renforcer les capacités en gestion de ressources Internet de partenaires du continent tels que FOSSFA, OSIWA, IPAO, CEDEAO, les gouvernements, les régulateurs, les universités, la société civile, le secteur privé et la communauté scientifique et technique et;
  4. A impliquer davantage les experts de la Gouvernance de l’Internet et les organismes locaux tels que AfriNIC, AfNOG, Afren, AfTLD et AfrISPA dans le processus régional de prise de décision.

Vous pouvez telecharger le communiqué dans sa version originale ici.