L’Etat de la Gouvernance de l’Internet au Liberia

Tuesday 28 September 2010

Par Abdullai Kamara, Center for Media Studies & Peace Building
Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet, Dakar
23 août 2010

Le processus FGI du Liberia a vu le jour depuis juin avec le forum en ligne. Ceci s’est transformé plus tard en une manifestation physique le 20 août.

Ce forum a réuni le gouvernement et aussi le Ministère des Télécommunications et l’Autorité de régulation des télécommunications du Liberia. La discussion a également rassemblé les FAIs (Fournisseurs d’Accès Internet), les médias, les institutions académiques, les étudiants et surtout les utilisateurs ordinaires et des entreprises. Il y avait jusqu’à 150 personnes inscrites au forum, tandis que quelques 50 personnes ont assisté à la réunion nationale.

Un défi majeur du processus a été l’implication lente mais définitive du gouvernement. En général, Il y a eu des retards mais à la fin les régulateurs et le ministère se sont impliqués. L’hébergement du forum présentiel a été lui-même retardé à cause de la lenteur des réponses du gouvernement. Cela a toutefois été résolu. Un autre aspect du défi a été la participation populaire. Bien qu’un grand nombre de personnes ont accepté s’inscrire, moins de gens y ont pris part de façon régulière et les réponses pour confirmer la participation à la session physique ont été retardées.

Toutefois les enjeux et les principales questions qui préoccupent les participants étaient l’accès et la sécurité. Des choses comme la limitation des infrastructures ainsi que le manque de connaissances généralisé sur l’Internet sont responsables du manque de développement de l’accès. La qualité du service a été également une préoccupation comme un moyen de libéraliser l’accès. La sécurité de l’Internet dépend de la stabilité future et durable. La sécurité est liée à la confiance de l’individu aussi longtemps qu’elle a été considérée comme une préoccupation globale. Ce constat va du plus petit niveau avec l’utilisation quotidienne de l’ordinateur à des niveaux aussi vaste que les échanges et autres agréments que l’on peut conclure en ligne.

Parmi les préoccupations qui ont surgi lors la discussion, a été l’acceptation que l’internet est une clé pour l’avenir, un aspect de la vie quotidienne et doit être protégé et mis à la disposition de tous. La réunion a également estimé que le développement de la technologie mobile a augmenté l’utilisation de l’Internet au Libéria.

La participation du gouvernement pourrait faire avancer le débat, car ils ont plus d’informations pour conduire le processus. La note chaude a été le fait de souligner qu’il n’y a pas de censure au Libéria, mais le problème e est la limitation des infrastructures qui constitue un déficit.

Recommandations sur la voie à suivre

De façon générale, les participants ont reconnu qu’acquérir des connaissances sur l’internet/ordinateur était la clé de l’accès à l’internet. Pour faire face aux coûts, l’utilisation de logiciels libres a été recommandée, formules qui par ailleurs présentent des risques limités.

Prise de conscience: les participants ont convenu de la nécessité d’unir leurs forces pour améliorer l’utilisation de l’Internet à travers le Libéria. Les fournisseurs de services, le gouvernement et la communauté ont décidé de soutenir de telles initiatives par différents moyens.

Les participants ont invité le gouvernement et les FAIs à réfléchir sur la décentralisation des services, la réduction des coûts de service et et à fournir des formations/informations pour l’utilisation des TIC à l’échelle nationale.